À Bruxelles, le logement entre fonction sociale et prédation capitaliste

Article | Visionscarto.net

Le texte aborde le concept de microcosmogramme, un outil cartographique inspiré du cosmogramme, défini comme un dispositif matérialisant une cosmologie [1]. En ajoutant le préfixe micro-, les auteurices veulent insister sur l’importance du local, de l’intime et des expériences situées pour comprendre les systèmes socio-économiques qui structurent nos vies. Cette approche s’inscrit dans une tradition où cartographier consiste à relier des forces, des acteurices et des affects pour mieux saisir — et éventuellement transformer — les relations qui composent un monde. Les cartes deviennent ainsi des outils critiques qui rendent visibles les mécanismes de domination économique, et donc des contre-narratifs qui peuvent être utilisés pour s’opposer aux pouvoirs. Elles sont la retranscription de récits et expériences de personnes mal-logées qui parlent de leur quotidien intime et de leurs besoins sociaux au prisme des logiques marchandes. C’est un cadre idéal pour comprendre, apprendre, cartographier des luttes et imaginer des alliances…