Cabinet de curiosités économiques

Les expositions :

– Curiosités économiques, Dissections et incantations, à l’Assaut de la Menuiserie, lieu d’art contemporain à Saint-Etienne, du 25 novembre au 16 décembre 2017.
– Curiosités économiques, au Kabinet du design social, Bruxelles, avril 2018.
– Cabinet of economic curiosities, festival Next, Buda Courtrai, 30 novembre et 1er décembre 2018.
– Cabinet de curiosités économiques, à l’erg Galerie, du 13 au 28 février 2019.

 

Médias :

– L’article de la revue Mouvement
– Présentation de l’exposition à l’erg sur Radio Panik
– Emission Foule Continentale de France Inter, enregistrée à l’erg pendant l’exposition, et orientée autour des engagements d’Aline Fares

Cabinet de curiosités économiques

Le Cabinet de curiosités économiques est une exposition itinérante qui témoigne des divers Rituels de désenvoûtement de la finance qui ont eu lieu à Bruxelles, Montréal ou ailleurs. On y trouve des “choses rares, nouvelles, singulières” (Littré) dans un mélange hétéroclite. Comme dans un cabinet de curiosité traditionnel, quatre univers se confondent : Naturalia, avec notamment un herbier des paradis fiscaux; Artificialia, avec la collection des objets fabriqués pour le Rituel et encore chargés d’une puissance magique; Scientifica, avec des pièces de chercheurs sauvages ou d’économistes hétérodoxes, Exotica, avec des dons de disciples ou choses envoyées par des artistes explorateurs de paradis fiscaux.

Ce Cabinet est toujours en évolution et augmente au gré des entrées de nouvelles pièces ou des nouveaux lieux où il s’installe. Voici ce qu’en disait Agnés Dopff, pour le magazine culturel indisciplinaire Mouvement lors de son installation à Courtrai (extrait) :

« Avec l’étonnant Cabinet de Curiosité Économiques, le NEXT festival poursuit le sans-faute. Nichée dans la Rotonde du BUDA, l’exposition, forme figée d’un travail en mutation permanente mené par le Laboratoire sauvage -collectif bruxellois-, offrait l’occasion d’une initiation au rituel de désenvoûtement de la grande finance. À grand renfort de grigris griffés Goldman Sachs, totems cravates et captations audiovisuelles des rituels traditionnels au CAC40, l’exposition invite à entrer dans la ronde, alimenter de son porte-monnaie le grand feu de joie, et reprendre les rênes de l’économie.

Mystifiés à l’extrême, le cours de la bourse, les panneaux d’affichage et les cols blancs frénétiques perdent de leur aura et de leur abstraction, et prêtent à sourire plutôt qu’à trembler. Par la malice d’un montage, l’indécence de la sauterie tenue à Londres en 2018 en hommage à la crise financière survenue dix ans plus tôt, arrache un rire mordant, une sale envie d’en découdre avec ce petit monde là. »