Écrits

Traité, Laboratoire Désorceler la finance – Azimuts 50 | mars 2019

Ce texte est le résultat d’une carte-blanche accordée par la revue de recherche en design Azimuts pour son numéro intitulée « Négocier les futurs ». Le Laboratoire a pris la thématique au mot et a rédigé la première version de ce qui pourrait être un Traité entre entités humaines et non-humaines pour une meilleure co-habitabilité de la planète. Ce premier draft a pour but d’ouvrir les négociations et ne contient à ce jour qu’une déclaration : la Déclaration relative au désenvoûtement de la finance et aux conditions d’existence des alternatives. D’autres déclarations verront le jour, produites par le Laboratoire, par d’autres artistes ou d’autres entités, à travers des formes écrites ou toutes autres formes.

Une journée au cœur du lobbying financier à Bruxelles, Aline Fares – POUR | novembre 2018

“Retirez plus de votre argent.” C’est en ces termes que le journal L’Echo nous invite à “Finance Avenue, le plus grand salon de l’argent”, qui se tiendra ce 17 novembre à Bruxelles. Une autre version de l’injonction à ne pas laisser son argent “dormir” à la banque mais à le faire “travailler” (sic) en le plaçant sur les marchés financiers. Mais d’où viennent ces injonctions au juste, et comment parviennent-elles à tenir une si bonne place malgré la crise de 2008 ? Comment parviennent-elles à ne pas passer pour ce qu’elles sont : des délires collectifs mortifères ?

Arcanes de cristal, Emmanuelle Nizou  – Kingkong | printemps-été 2018

Icône d’ambition et de conquête, symbole de l’orgueil humain, c’est la tour de verre. Nulle courbe n’interrompt son ascension vers le ciel : elle a été bannie au profit de lignes droites. En son sommet, et sur chacune de ses façades, elle est prolongée par trois triangles, pointe érigée au zénith. Peut-être afin de rompre avec un programme idéologique à la symbolique érectile trop manifeste, l’architecte a réintroduit l’horizontalité. Deux volumes parallélépipédiques se décrochent de part et d’autre de la tour, et animent asymétriquement sa façade. Puis la toiture se resserre en trapèze, annulant toute monotonie. Gigantisme et jeu de volumes : le fonctionnalisme a cédé la place au postmodernisme.